Dans un couloir ou une cage d’escalier, commander l’éclairage depuis deux points distincts relève du va-et-vient classique. Le Yokis va et vient remplace ce câblage traditionnel par un micromodule radio ou filaire qui s’installe derrière l’interrupteur existant, sans tirer de fil supplémentaire entre les deux points de commande. La question qui se pose : que gagne-t-on concrètement par rapport à un va-et-vient filaire standard, et jusqu’où peut-on pousser l’automatisation de ces zones de circulation ?
Yokis va et vient filaire ou radio : tableau comparatif des micromodules
Le choix entre la gamme filaire et la gamme radio Yokis dépend de la configuration existante du logement. Voici les écarts techniques à connaître avant de commander.
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| Critère | Micromodule filaire (MTV500E) | Kit radio va-et-vient (KITRADIOVAP) |
|---|---|---|
| Câblage neutre | Sans neutre (modèle 500 W) ou avec neutre (modèle 2000 W) | Sans neutre au niveau de l’émetteur radio |
| Portée entre points de commande | Limitée par le câblage physique | Portée radio intérieure de plusieurs mètres à travers cloisons |
| Fonction temporisation | Oui, intégrée (télérupteur temporisable) | Oui, intégrée |
| Fonction variation | Disponible via télévariateur temporisable | Disponible via télévariateur radio |
| Installation en rénovation | Nécessite un passage de fil entre module et charge | Aucun fil entre émetteur mural et récepteur |
| Compatibilité charges LED | Selon tableau de charges Yokis (voir catalogue) | Selon tableau de charges Yokis |
Le filaire convient quand les gaines existent déjà et que le neutre est accessible au boîtier d’encastrement. Le kit radio supprime le câble navette entre les deux interrupteurs, ce qui le rend particulièrement adapté aux rénovations où reprendre les saignées coûterait cher.

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Schéma de câblage Yokis va et vient : ce que le montage radio change
Un va-et-vient traditionnel relie deux interrupteurs par un câble navette. Couper l’alimentation en un point coupe aussi la commande à l’autre. Le micromodule Yokis modifie cette logique : le récepteur (télérupteur ou télévariateur) se place au niveau du luminaire ou dans le boîtier d’encastrement côté arrivée électrique, et l’émetteur radio mural se colle ou se visse à l’autre point de commande.
Ce montage a une conséquence directe sur la sécurité du couloir ou de l’escalier. En cas de coupure radio (pile émetteur à plat, par exemple), le récepteur reste commandable localement par un bouton-poussoir filaire. Yokis recommande d’ailleurs de câbler systématiquement un poussoir filaire sur l’entrée du micromodule récepteur pour conserver un point de commande physique.
Points de vigilance au câblage
- Le micromodule récepteur se loge dans une boîte d’encastrement de profondeur standard, mais vérifiez l’encombrement si le boîtier accueille déjà des connexions Wago volumineuses.
- Sur le modèle filaire sans neutre, la charge minimale requise exclut certaines ampoules LED de très faible puissance. Consultez le tableau de charges du catalogue Yokis pour votre référence exacte de LED.
- L’émetteur radio mural fonctionne sur pile. La durée de vie dépend de la fréquence d’appui, mais elle se compte en années dans un usage résidentiel courant.
Automatiser l’éclairage d’un escalier avec Yokis et détection de mouvement
Associer un micromodule Yokis à un détecteur de mouvement infrarouge transforme le va-et-vient en allumage automatique. Le détecteur envoie une impulsion au télérupteur temporisable, qui allume la lumière pour une durée programmée avant extinction progressive ou immédiate.
Plusieurs fabricants proposent des capteurs IR avec détection crépusculaire intégrée, capables de couvrir une portée de détection adaptée aux cages d’escalier. Le détecteur ne remplace pas le va-et-vient, il s’y ajoute : le poussoir filaire ou l’émetteur radio restent fonctionnels en parallèle, ce qui garantit une commande manuelle même si le capteur venait à dysfonctionner.
La temporisation programmable du micromodule Yokis prend ici tout son intérêt. Plutôt qu’un simple ON/OFF, le télérupteur temporisable éteint après un délai que vous réglez selon la longueur du couloir ou le nombre de volées d’escalier à parcourir. Ce réglage évite les extinctions prématurées à mi-palier, source fréquente de chutes.

Éclairage de sécurité en escalier : ce que la réglementation impose
Les contenus sur le va-et-vient Yokis abordent rarement la dimension réglementaire, pourtant déterminante dans les parties communes d’immeubles et les ERP. Le Code du travail (articles R4224-1 à R4224-4) et l’arrêté du 14 décembre 2011 imposent des exigences précises pour les circulations et cages d’escalier.
Des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES) sont obligatoires dans ces zones, avec un flux lumineux minimal et une autonomie minimale d’une heure. Des contrôles périodiques doivent être consignés dans un registre dédié. La norme NF C 71-800 encadre ces installations.
Le micromodule Yokis ne se substitue pas aux BAES. Il gère l’éclairage normal de confort et de circulation, tandis que les BAES prennent le relais en cas de coupure secteur. Les deux systèmes coexistent sur des circuits séparés. En revanche, un va-et-vient radio Yokis couplé à une temporisation bien calibrée réduit le risque que les occupants circulent dans le noir entre le moment où ils entrent dans l’escalier et celui où la lumière s’allume.
Résidentiel versus ERP
En logement individuel, aucune obligation réglementaire n’impose de BAES dans l’escalier. La responsabilité de l’éclairage de sécurité incombe au propriétaire uniquement dans les ERP et lieux de travail. Le Yokis va et vient apporte un confort de commande en résidentiel, mais ne dispense pas de l’installation de BAES là où la réglementation l’exige.
Vers le connecté : Yokis Hub et pilotage à distance de l’éclairage
En ajoutant un boîtier YokisHub connecté à la box internet, les micromodules radio Yokis deviennent pilotables depuis un smartphone via une application gratuite (iOS et Android). Pour un couloir ou un escalier, cette fonctionnalité permet de vérifier à distance si l’éclairage est resté allumé, ou de programmer des scénarios horaires simulant une présence pendant une absence prolongée.
Le système radio se transforme en système domotique connecté sans remplacer les modules déjà installés. C’est une couche logicielle qui s’ajoute au matériel existant. Pour un escalier déjà équipé d’un kit radio va-et-vient Yokis, le surcoût se limite au boîtier Hub et à sa configuration via l’application.
Le Yokis va et vient, qu’il soit filaire ou radio, reste avant tout un dispositif de commande d’éclairage. Sa valeur tient à la suppression du câble navette en rénovation, à la temporisation intégrée qui sécurise les passages, et à la possibilité d’évoluer vers une installation connectée sans tout recâbler. Le choix entre filaire et radio se tranche sur un critère simple : la présence ou non d’une gaine utilisable entre les deux points de commande.

