Je vais vous montrer, étape par étape, la méthode précise que j’emploie pour planter mes tomates. Les résultats de ma dernière saison sont consultables ici, si vous voulez en juger par vous-même.
Pour que vos plants démarrent fort et vous donnent des tomates en quantité, il faut leur offrir dès le départ les bonnes conditions.
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Le mois de mai a démarré sous la pluie et la fraîcheur, mais rien n’est perdu : il est encore largement temps de planter vos tomates.
Avec l’expérience, j’ai remarqué que les plants installés plus tard rattrapent souvent ceux mis en terre précocement. Le retard n’est pas une fatalité.
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1. Trou de plantation

Oubliez les trous minimalistes : il vous faut creuser bien plus large que la motte du plant. Contrairement à ce que l’on entend souvent, il n’est pas indispensable d’avoir une terre parfaitement meuble pour les tomates.
Avant d’aménager mon potager actuel, j’obtenais déjà de belles récoltes dans une terre pierreuse et dure, presque aussi compacte que du béton.
Prenez une bêche et ouvrez un trou d’environ 20 centimètres de diamètre, la largeur d’une bonne bêche.
Côté profondeur, une quinzaine de centimètres suffisent (environ la moitié de la hauteur d’un fer de bêche).
Pensez à incliner un côté du trou à 45 degrés. Cette pente douce a toute son importance, vous le verrez très vite.
Si le fond résiste, passez un coup de bêche ou de fourche pour l’ameublir un peu.
Retirez la moitié de la terre extraite et mettez-la de côté, car le compost va bientôt entrer en scène.
2. Plantation proprement dite
Manipulez la tige principale avec soin au moment de démouler le plant. Un conseil : humidifiez la motte avant de la sortir, tout devient plus simple.
Petite astuce : avec le pouce, poussez le fond du godet pour déloger la motte sans forcer.
Laissez de côté les feuilles d’ortie au fond du trou. L’arrosage avec une décoction d’ortie sera bien plus profitable.
Un point décisif : ne posez pas le plant de tomate bien droit dans le trou. Allongez-le légèrement, en faisant reposer la tige sur la partie inclinée du trou.
Pas d’inquiétude si certaines feuilles se retrouvent sous terre. Ce qui compte, c’est que la tige soit partiellement enterrée lors du rebouchage.
Pourquoi cette technique ? La tomate développe des racines tout le long de sa tige enfouie. Plus la section est longue sous terre, plus le système racinaire sera puissant, et plus la production de tomates sera généreuse.
Le plant paraîtra pencher au début, mais au bout de quelques jours, il se redressera sans aide.
3. Remplir le trou
Vous vous souvenez de la terre que vous avez mise de côté ? On ne va pas tout remettre : le rebouchage se fait avec un mélange à parts égales de compost et de terre restante.
Le mieux, si vous en disposez, reste le compost maison, même s’il n’est pas totalement mûr. La tomate, en tant que légume-fruit, accepte volontiers un compost encore en cours de décomposition.
Pas de composteur chez vous ? Pas de souci, les sacs de compost du commerce font aussi l’affaire. On en trouve en jardinerie ou dans les points de collecte de déchets verts valorisés.
Surtout, évitez la terre dite “universelle” ! Elle est trop pauvre, vos tomates n’y trouveront pas leur bonheur.
4. Installer le tuteur
Qu’il soit droit, en spirale, en fer ou en bois, choisissez un tuteur d’1,50 m à 1,80 m de hauteur.
Pour ne pas abîmer les racines, plantez-le juste à côté de la tête du plant, au bord du trou.
Il tiendra d’autant mieux qu’il sera ancré dans la terre ferme, au bord du trou de plantation.
Enfoncez-le sur 30 cm environ pour qu’il tienne bon, même quand les tomates seront lourdes et nombreuses.
5. Finaliser l’installation
Arrosez généreusement. Même si la pluie a été au rendez-vous, il faut bien humidifier pour que le compost adhère à la motte du plant.
Ajoutez du compost si besoin pour compléter le niveau, mais gardez une légère cuvette autour du pied : elle guidera l’eau lors des prochains arrosages.
Pour finir, disposez un paillis épais : 5 à 10 cm suffisent. Tonte de gazon séchée, feuilles mortes, paille, ou paillis du commerce… Prenez ce que vous avez sous la main.
Ce paillage maintiendra l’humidité et évitera les à-coups d’arrosage. Les tomates détestent les alternances sec/plein d’eau, comme la plupart des légumes d’ailleurs.
Et de votre côté, quelles sont vos astuces pour réussir vos plants de tomates ?
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